samedi 13 mai 2017

L'étrangleur d'Edimbourg

Ian Rankin
Le Livre de poche
EAN : 9782253090557

sorti le 1 juin 2007
285 pages


Des fillettes d'une dizaine d'années se font enlever et étrangler dans la ville d'Edimbourg. L'inspecteur adjoint Rebus est mis sur l'affaire, mais les victimes n'ayant que très peu de points communs, celle-ci n'avance pas et la population d'Edimbourg panique. L'inspecteur reçoit en parallèle des lettres anonymes, assez énigmatiques, contenant des nœuds et des croix. Et si la clé de ces affaires se trouvait en fait enfouie dans les méandres de son passé ?

Mon avis : Ce livre est le premier tome de la série des Rebus. On découvre l'inspecteur (adjoint dans ce tome), son passé énigmatique étant un des points forts de ce livre. Cynique, associable, l'homme est tourmenté par le passé qu'il a refoulé et qui ressurgit aux moments les plus inopportuns. C'est un personnage complexe, à la limite du criminel, dans une ville dont l'auteur nous présente les côtés les plus noirs. Loin de l'Edimbourg idéalisé des touristes, Ian Rankin nous entraîne dans les bas-fonds à travers une écriture très détaillée et satirique, ce qui fait le charme de ce livre. Les idées noires du personnages principal et cet autre visage de la ville donnent une atmosphère très sombre au livre, qui n'est pourtant pas dénué d'humour.
Au-delà de cette atmosphère, j'ai beaucoup aimé l'écriture de ce livre, simple et dynamique avec quelques mots d'argot qui donnent de la puissance au texte. Les mots choisis par Ian Rankin ne le sont jamais au hasard, les indices sont partout, dans les références littéraires, les jeux de mots, qui finalement nous prennent au jeu de l'enquêteur et nous en apprennent plus sur ce passé oublié. 
Je dois juste préciser une chose ; bien que catégorisé en tant que "roman policier", je déconseille fortement de lire ce livre pour son intrigue policière. Elle n'est qu'une excuse pour en savoir plus sur John Rebus, longue à démarrer, elle est en plus plutôt prévisible. Le véritable intérêt de L'étrangleur d'Edimbourg est la dualité qui en ressort, celle de Rebus et de sa ville.

Un roman satirique sur la nature humaine, le côté sombre qu'on a en chacun de nous.




"Edimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrures sans petite culotte, comme on disait à Glasgow."
L'étrangleur d'Edimbour

5 commentaires:

  1. Oh il a l'air cool comme livre, hop, dans ma WL ^^

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    1. Ça fait plaisir ! x) J'espère qu'il te plaira !

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  2. Ton avis me fait quand même penser au cliché du polar avec un inspecteur à la vie sooo tourmenté, cynique et à la limite de la dépression. Mais, si la ville est plutôt mise en avant, pourquoi pas...

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    1. C'est ce que je me suis dit en faisant le billet, mais c'est parce que ce sont les gros traits je pense et que c'est compliqué de donner véritablement un aperçu de John Rebus. Quand je l'ai lu je n'ai pas ressenti le cliché et c'est là que Ian Rankin est vraiment fort !
      C'est surtout le côté sombre de la ville qui est mis en avant, mais ce qui est vraiment cool je trouve, c'est la façon dont il la décrit, à la fois par la ville en elle-même et par ses habitants.

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    2. De toute façon, je me suis dit que si tu avais aimé, ça ne serait pas qu'un ramassis de cliché inintéressants. J'ai confiance en toi x)

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